Nouvelle plateforme de mise en relation pour le remplacement

Notre partenaire historique, l’URPS Médecins libéraux Ile-de-France, vient de mettre à jour son site www.soignereniledefrance.org.

Ce site comprend désormais le « Tinder » du remplacement, qui fait matcher les remplacés et les remplaçants, gratuitement.

Le site précédent (rempla-iledefrance.org) n’existe plus.

Le site soignereniledefrance.org comprend aussi pleins d’info sur l’installation (démographie médicale de la zone souhaitée, conseils administratifs, etc…) !

 

Avis du CESE sur les déserts médicaux

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Décryptage par les jeunes généralistes

Paris, 13 décembre 2017. Le Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) a fait connaître cet après-midi son avis sur les déserts médicaux. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), se réjouit de la majorité des préconisations recommandées par le CESE.

Les bonnes idées du CESE

Une étude de la DREES en mai 2017 fait état d’un résultat préoccupant pour les Français : 8 % d’entre eux réside dans une commune sous-dotée en médecins généralistes (moins de 2,5 consultations par an par habitant). « Nous comprenons évidemment l’inquiétude des Français face au manque de médecins. », explique le Dr. Yannick Schmitt, Président de ReAGJIR. « Nous nous réjouissons que le CESE, après la Cour des comptes, s’empare de ce sujet pour essayer d’améliorer notre système de soins et répondre à la préoccupation de nos concitoyens. Favoriser l’installation des médecins libéraux en se penchant sur la population étudiante est une excellente idée : diversifier le recrutement des étudiants en médecine en favorisant la mixité sociale et géographique, instaurer des stages en médecine libérale, multiplier les contrats d’engagement de service public (CESP) qui garantissent une bourse aux étudiants contre une installation en zone sous-dotée une fois formés pour une durée équivalente à celle de l’octroi de cette bourse… Parmi les autres recommandations évoquées pour une meilleure offre de soins, la délégation de tâches, le développement de la télémédecine et la diversification des modes de rémunération sont aussi des mesures que nous soutenons à ReAGJIR. »

Des recommandations intéressantes mais qui ne vont pas assez loin

« Parmi les mesures proposées, l’accompagnement à l’installation est une dimension insuffisamment prise en compte : inciter les médecins à s’installer via l’augmentation de contrats PTMG (garantissant entre autres un revenu minimum pendant les deux premières années d’exercice), la mise à disposition d’un local, l’aide à trouver un emploi au conjoint, la mise en place d’un portail d’accompagnement en ligne seraient autant de dispositifs pertinents à mettre en œuvre rapidement. Chaque année, 1 000 médecins généralistes partent en retraite sans être remplacés et cette baisse va se poursuivre jusqu’en 2025. Il y a donc urgence. », précise le Dr. Yannick Schmitt.

« Par ailleurs, un sujet n’est pas du tout évoqué bien qu’il ait un impact direct majeur sur l’installation des jeunes généralistes : leur protection sociale. Nous pensons qu’il est fondamental de se pencher dessus et de pouvoir protéger les médecins dès leurs débuts pour un exercice serein et une installation réussie. En complément de ces mesures individuelles, la multiplication de maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) est évoquée, sous statut libéral ou salarié. C’est une bonne chose d’accroître le nombre de MSP, d’autant que l’exercice de groupe et la pluri-professionnalité sont deux désirs des jeunes généralistes, mais il faut simplement ne pas perdre de vue qu’une MSP est un projet qui se construit avec les professionnels de santé dès le départ et que ce n’est pas la réponse à tous les problèmes de désertification médicale : centres de santé, regroupement en cabinet sont aussi parfois la solution pour un territoire donné. »

Non au conventionnement sélectif !

Une fois encore, le conventionnement sélectif est évoqué. « Le CESE pense pouvoir ainsi réguler la répartition des professionnels de santé sur le territoire lorsqu’ils sont conventionnés en secteur 2. Si la démographie médicale des médecins généralistes diverge de celle des autres spécialités, cette mesure enverrait néanmoins un message symbolique très négatif aux étudiants en médecine pour qui un des rares avantages à s’installer en libéral est la liberté d’installation. En revanche, la promotion de consultations avancées, c’est-à-dire permettre aux spécialistes de consulter un jour par semaine loin de leur cabinet habituel, dans les territoires les plus en difficultés nous parait être une bonne idée. », conclut le Dr. Yannick Schmitt.

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com

ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire. Régulièrement les Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon sont l’occasion de rassembler en un même lieu tous les acteurs de santé pour un temps de réflexion, d’entraide (ateliers pratiques), de partage et de convivialité. La 6ème édition s’est tenue les 7 et 8 décembre 2017 au Palais des Papes, à Avignon.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – pauline.saintmartin.rp@gmail.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – annelise.villet.rp@gmail.com
Dr. Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – president@reagjir.com

Rencontres Nationales de ReAGJIR

Une forte mobilisation et des objectifs prioritaires pour l’année 2018

Paris, 11 décembre 2017. Plus de 150 participants se sont réunis aux Rencontres Nationales de ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), jeudi après-midi et vendredi au Palais des Papes à Avignon.

Succès au rendez-vous

Placées sous les signes de la convivialité et de l’interprofessionnalité, les Rencontres Nationales de ReAGJIR ont réuni plus de 150 participants à Avignon les 7 et 8 décembre. Les jeunes généralistes se réjouissent d’avoir pu accueillir d’autres professionnels de santé de soins primaires (infirmiers, pharmaciens, orthophonistes, etc.). Les différentes séquences ont été très suivies, tant les formations DPC, les tables-rondes que les ateliers pratiques et syndicaux. Les moments forts ont porté sur trois thèmes : Comment lutter contre le renoncement aux soins ? Que s’est-il passé cette année dans le domaine de la santé ? Quels sont les objectifs de la ministre de la Santé Agnès Buzyn pour les 5 années à venir ? Les participants des Rencontres Nationales repartent plus aguerris pour une amélioration constante de leur pratique au bénéfice de leurs patients.

Les trois grands axes de travail pour 2018-2019

« Pour l’année à venir, nous avons déterminé trois axes majeurs de travail : l’amélioration de la protection sociale du jeune généraliste, l’accompagnement à l’installation et la poursuite de la réflexion sur l’avenir de la profession via de nouveaux positionnements. », explique le Dr. Yannick SCHMITT, Président de ReAGJIR.

« Le chantier prioritaire concerne la protection sociale du jeune généraliste, qu’il soit remplaçant, jeune installé ou chef de clinique. Pour commencer, nous avons ciblés deux sujets apparemment techniques mais qui affectent directement notre pratique : 

– Intégrer automatiquement les remplaçants au régime des Praticiens et Auxiliaires Médicaux Conventionnés (PAMC), régime d’assurance maladie plus avantageux que celui des internes (qui se voient couverts jusqu’à un an post-internat) auquel cotisent les médecins généralistes installés. Actuellement, les remplaçants ne peuvent relever de ce régime que s’ils ont remplacé plus de 30 jours. Pour les remplaçantes qui tombent enceintes par exemple, les indemnités journalières si elles n’ont pas effectué ce quota de 30 jours révolus sont moins intéressantes (elles sont calculées sur le salaire d’interne). Par ailleurs, cette limite est complètement arbitraire. La suppression de ces 30 jours est soutenue par le gouvernement dans le cadre du plan de lutte contre les déserts médicaux et devait se concrétiser dans le PLFSS mais il n’en a finalement pas été question.

– Donner accès à la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France (CARMF) aux remplaçants non thésés. En effet, ils doivent aujourd’hui être thésés pour pouvoir cotiser à leur caisse de prévoyance et retraite. Il existe un délai de carence de 90 jours en cas d’arrêt de travail pour tous les affiliés mais le véritable souci est celui que rencontrent les jeunes généralistes atteints de pathologies chroniques avant leur affiliation. On parle de pathologies antérieures (comme le diabète ou l’asthme par exemple) : si leur arrêt de travail est lié à celles-ci, ils ne bénéficient de l’intégralité de leur couverture qu’au bout de 6 ans (24 trimestres) ! Après n’avoir touché aucune indemnité pendant les 8 premiers trimestres (2 ans), ils commencent à en percevoir 1/3, puis 2/3 et enfin l’intégralité. Naturellement, pendant toute cette période, les cotisations sont dues à taux plein. Ce délai de carence commence à courir durant les études mais s’interrompt à la fin de l’internat si la thèse n’est pas validée et donc que l’inscription à la CARMF n’est pas possible. Dans ce cas, il existe une rupture de couverture prévoyance, le compteur du délai de carence repart à zéro et cette situation est hélas très fréquente. Cette possibilité d’affiliation volontaire a été votée par le conseil d’administration de la CARMF il y a quelques années mais rien n’a jamais été promulgué par le Ministère.

Nous souhaitons également aider à l’installation des médecins en développant un système de référent local afin que les structures locales aient un vrai rôle d’accompagnement, avec des organisations pouvant varier en fonction des territoires, et en développant de nouveaux services pour faciliter l’installation

Troisième axe enfin, nous allons élaborer de nouveaux positionnements autour de l’avenir de la profession, en particulier les questions de la recertification, de la télémédecine, et de la prévention. De nombreux chantiers à venir pour 2018 et nous allons tout faire pour que les travaux terminent dans les temps ! »

Un bureau tout nouveau pour porter la voix des jeunes généralistes, composé de douze membres issus de toute la France :

Président : Yannick SCHMITT (AGJIR – Grand Est)
Vice-Présidente : Vanessa FORTANE (PICAGJIR – Hauts de France)
Porte-Parole : Marie BROSSET (Urbreizh – Syndicat – Bretagne)
Secrétaire Générale : Lisa BOURDIN (AquiReAGJIR – Nouvelle Aquitaine)
Secrétaire Générale Adjointe : Laurence DAHLEM (AquiReAGJIR – Nouvelle Aquitaine)
Trésorier : Vincent JEDAT (ReAGJIR Poitou-Charentes – Nouvelle Aquitaine)
Représentante des Remplaçants : Marie-Hermine FASSIER-ROBERT (ReAGJIR Ile-de-France – Ile-de-France)
Représentante des Installés : Lucie GASC (MipAGJIR – Occitanie)
Représentant des Jeunes Universitaires : Stéphane MUNCK (ReAGJIR PACA – Provence Alpes Côte d’Azur)
Chargés de missions : Amélie FREMONT (REGJIN – Normandie), Soraya KINDARJI (ReAGJIR Ile-de-France – Ile-de-France), Pierre-François ANGRAND (NorAGJIR – Hauts de France)

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com

ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire. Régulièrement les Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon sont l’occasion de rassembler en un même lieu tous les acteurs de santé pour un temps de réflexion, d’entraide (ateliers pratiques), de partage et de convivialité. La 6ème édition s’est tenue les 7 et 8 décembre 2017 au Palais des Papes, à Avignon.

 

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – pauline.saintmartin.rp@gmail.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – annelise.villet.rp@gmail.com
Dr. Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – president@reagjir.com

Rapport de la Cour des Comptes sur l’avenir de l’Assurance Maladie

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Les jeunes généralistes livrent leur analyse

Paris, 29 novembre 2017. La Cours des comptes a dévoilé ce matin un rapport sur l’avenir de l’Assurance-maladie. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), se félicite de la plupart des mesures proposées mais regrette que le conventionnement sélectif soit de nouveau évoqué.

Un rapport de la Cour des comptes dans l’ensemble pertinent

« Le rapport de la Cour des comptes paru ce jour est globalement très intéressant. », se réjouit le Dr. Yannick Schmitt, Vice-Président de ReAGJIR. « Il aborde beaucoup d’évolutions que nous défendons chez ReAGJIR : le développement de la prévention, l’évolution des modes de rémunération (forfaits, ROSP), le travail pluriprofessionnel, la recertification, l’accès aux soins… Nous trouvons toutes ces propositions très pertinentes et pensons qu’elles peuvent en effet contribuer à améliorer notre système de soins. »

Le conventionnement sélectif : la fausse bonne idée !

Ce rapport comporte un point noir cependant : le conventionnement sélectif. « Les Sages abordent le sujet pour réguler la répartition territoriale des professionnels de santé, mais ils oublient que les médecins généralistes ne connaissent pas la même problématique démographique (chute du nombre de médecins généralistes quand celui des autres professionnels de santé augmente). Nous parlons d’environ 1000 médecins généralistes qui partent à la retraite chaque année et qui ne seront pas remplacés. Du coup, il parait impossible de définir des zones sur-dotées en médecins généralistes aujourd’hui et ça ne va faire que s’aggraver jusqu’en 2025. », explique le Dr. Yannick Schmitt. « L’autre problème c’est qu’ils mettent complètement de côté la dimension symbolique d’une telle mesure : un des seuls avantages du libéral, vécu comme tel par les jeunes, c’est la liberté d’installation. La remettre en cause, même partiellement, est un signal très négatif envoyé aux étudiants qui risquent de fuir vers le salariat ou de fuir la médecine générale, alors même qu’on souhaiterait qu’ils s’installent davantage. D’ailleurs les pays européens (Belgique, Allemagne…) qui ont mis en place un temps des mesures coercitives ont connu des conséquences désastreuses en termes d’installation. Bref, une fausse bonne idée. »

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J-10 Rencontres Nationales de ReAGJIR

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Demandez le programme !

Paris, 28 novembre 2017. Dans 10 jours se tiendront les Rencontres Nationales 2017 de ReAGJIR, un rendez-vous proposé par les jeunes généralistes au Palais des Papes à Avignon. Ce temps fort, organisé par le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), est l’occasion de faire se rencontrer sur trois demi-journées la jeune génération de médecins, leurs confrères plus expérimentés et d’autres professionnels de santé de soins primaires.

Les 7 et 8 décembre : 6ème édition des Rencontres Nationales

« Les Rencontres Nationales concernent tous les acteurs de santé qui recherchent une évolution de la médecine générale et des pratiques en soins primaires pour une meilleure qualité des soins délivrés aux patients allant dans le sens d’une médecine humaine et solidaire. Placées sous les signes de la convivialité et de l’interprofessionnalité, ces Rencontres Nationales ont pour vocation de rassembler les professionnels de santé afin qu’ils échangent et partagent leurs expériences et points de vue. C’est pourquoi, même si l’événement s’adresse surtout à la nouvelle génération de médecins (installé.e, remplaçant.e ou universitaire), nous avons un fort désir d’ouverture à nos aînés généralistes et aux autres professionnels de santé de soins primaires avec lesquels nous travaillons quotidiennement (kinésithérapeutes, infirmier.ère.s, pharmacien.ne.s, maïeuticien.ne.s, etc.). », explique le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR.

Ces trois demi-journées proposent 4 orientations via différents formats : une approche pluri-professionnelle, des thèmes médicaux, des sujets syndicaux ou un éclairage sur les conditions de l’exercice professionnel, à travers des ateliers pratiques ou syndicaux, des tables rondes et échanges sur l’actualité, des moments de réflexion et de partage, des formations, des temps conviviaux. A chacun de composer son programme selon son profil et son projet.

Deux tables rondes sur des sujets d’actualité : le renoncement aux soins et la politique de santé dans les 5 prochaines années

Pendant ces Rencontres Nationales, deux tables rondes réuniront des experts et décideurs sur la problématique du renoncement aux soins et la politique de santé à venir.

Jeudi 16h30-18h30 – Table ronde 1 : Accès aux soins : le renoncement aux soins, mythe ou réalité ?

Notre système de santé, dit solidaire et universel, ne devrait laisser personne de côté, est-ce vrai ? Parmi les questions d’actualité, l’accès aux soins est un sujet souvent débattu. Dans ce cadre, le sujet du renoncement aux soins est souvent méconnu et parfois remis en cause. Pourtant, le renoncement aux soins est une réalité multidimensionnelle qui nécessite une approche globale incluant les aspects financiers, administratifs, culturels et géographiques qui seront débattus à l’occasion de cette table ronde par une diversité d’experts. Animée par le Dr. Yannick Schmitt, Vice Président de ReAGJIR, cette table ronde réunira Christian Fattoux, Directeur de la CPAM du Gard (qui présentera un système mis en place localement pour aider à l’ouverture et au maintien des droits des plus défavorisés), Hélène Chapput et Noémie Vergier, de la DREES (pour présenter le nouveau zonage des zones sous-dotées), le Dr. Sophia Chatelard (qui travaille au sein du Collège de la Médecine Générale sur les Inégalités Sociales de santé) et le Dr. Sophie Augros (qui présentera les propositions de ReAGJIR en cours de finalisation sur le sujet).

Vendredi 16h30-17h30 – Table ronde 2 : Un quinquennat pour changer le système de santé

Quelle politique de santé nous attend pour les 5 années à venir ? Les médecins verront-ils leur exercice se modifier ? La nouvelle ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn, a décidé de mettre en œuvre une nouvelle politique de santé pour le quinquennat : la Stratégie Nationale de Santé. Quels en sont les objectifs ? Quelle sera sa programmation ? Quels moyens seront développés ? Quelle sera la place des soins primaires et des médecins généralistes ? Quelle place auront les jeunes médecins généralistes ? Pour répondre à ces questions, ReAGJIR a invité Maxime Cautermaun, Directeur de cabinet de la Directrice Générale de la DGOS Cécile Courrèges. La Direction Générale de l’Offre de Soins est l’administration du ministère de la Santé en charge de mettre en application cette politique de santé. Animée par Sophie Augros, cette table ronde a pour but de donner à chacun une idée de ce que sera la politique de santé ces 5 prochaines années.

Des ateliers et des temps de formation

Vendredi 8 décembre, de 11h30 à 12h30, le Grand Petit Journal sera l’occasion de faire le point sur l’actualité de la profession en recensant tous les faits marquants en 2017 et l’activité des structures régionales de ReAGJIR pendant cette année écoulée.

Les ateliers syndicaux ou pratiques permettent aux participants de réfléchir et d’échanger librement. Les premiers se concentrent sur les souhaits d’exercice, rassemblent les propositions et attentes de chacun concernant son métier. Les ateliers pratiques délivrent des conseils concernant les outils et des informations utiles pour approfondir ses connaissances et ainsi faire évoluer son exercice.

Jeudi 14h45-16h00 – Atelier 1 : Logiciels médicaux : comment choisir ?
Jeudi 14h45-16h00 – Atelier 2 : Le conventionnement des remplaçants : un doux rêve ?
Vendredi 9h00-10h15 – Atelier 3 : Remplacement fixe, collaboration, installation : que choisir pour se sédentariser ?
Vendredi 9h00-11h00 – Atelier 4 : Faire de la recherche en médecine générale, c’est possible et simple
Vendredi 9h00-11h00 – Atelier 5 : Equipe de soins primaires, un premier pas vers l’exercice pluri-professionnel
Vendredi 14h00-16h00 – Atelier 6 : Gestion du temps de travail : le nerf de la guerre
Vendredi 14h00-16h00 – Atelier 7 : Protection sociale du jeune médecin : mode d’emploi

Des formations sont également au programme : 4 formations homologuées DPC (indemnisées ANDPC), pour apprendre les bases de l’entretien motivationnel, pour réfléchir en pluri-professionnalité aux prescriptions des sujets âgés, pour mieux utiliser son logiciel métier, et pour discuter de l’évolution de la vaccination, et une formation sur l’utilisation d’un spiromètre au cabinet.

« Nous sommes heureux de pouvoir proposer un programme riche et varié pour que tous puissent se former dans la diversité, trouver les réponses à leurs interrogations (installation, droits, pratique, etc.) et un accompagnement. Nous espérons ainsi accueillir les participants en nombre sur cette 6ème édition des Rencontres Nationales de ReAGJIR, les 7 et 8 décembre prochains au Palais des Papes à Avignon ! », conclut le Dr. Sophie AUGROS.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – pauline.saintmartin.rp@gmail.com ; communication@reagjir.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – annelise.villet.rp@gmail.com ; communication@reagjir.com
Dr. Sophie AUGROS | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com

Parution de l’arrêté définissant les zones sous-dotées

Un affinement des critères salué par les jeunes généralistes, mais améliorable

Paris, 16 novembre 2017. Il était attendu depuis cet été : l’arrêté définissant les zones sous-dotées est paru au Journal Officiel hier, le 15 novembre. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), en explique l’intérêt et les limites.

Texte complet : 171116 CP ReAGJIR_Nouveau zonage

La fiche pratique de décodage est disponible pour nos adhérents (déjà envoyée par mail, mais disponible sur demande pour les nouveaux !).

Recertification périodique des médecins : Une idée à creuser selon les jeunes généralistes

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Paris, 9 novembre 2017. En ce moment, la question de la recertification périodique divise les médecins. De quoi s’agit-il ? Qu’en pense la jeune génération de généralistes ? ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), fait le point.

La recertification périodique, qu’est-ce que c’est ?

Les médecins ont l’obligation déontologique de se former régulièrement. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le DPC (Développement Professionnel Continu). Ce dispositif de formation réglementé dédié aux professionnels de santé, qui a pris la suite de la formation médicale continue (FMC), est effectif depuis janvier 2013 et a pour objectif d’améliorer la qualité et la sécurité des soins tout au long de l’exercice du professionnel de santé. Au moins une fois tous les trois ans, il doit participer à un programme de DPC et s’en justifier. Aucune sanction ne pénalise les professionnels qui manquent à leur obligation. Face à ce manque, début 2016 le sujet d’une recertification tous les 6 ans a refait son apparition au Conseil national de l’Ordre des médecins. Jeudi 19 octobre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé au congrès national de cette institution qu’une mission était en cours de préparation pour pouvoir proposer un moyen de mettre en place la recertification périodique.

Avant la recertification, il faudra réformer la formation

Pour le syndicat ReAGJIR, avant d’envisager une telle proposition, les modalités qui président actuellement la formation médicale continue mériteraient d’être revues et corrigées (cf. document de propositions en ligne). Se tenir informé semble être un minimum pour chaque médecin : « Actuellement, les professionnels de santé ont une obligation triennale qu’ils ne respectent pas toujours. », rappelle le Dr. Yannick SCHMITT, Vice-président du syndicat. « Puisqu’il faut de toute façon suivre des formations pour être au fait des dernières avancées et pratiques, nous ne voyons pas en quoi cette recertification périodique devrait poser problème, à trois conditions : que tous les médecins aient accès aux formations (les remplaçants non thésés en sont par exemple exclus), que les formations proposées répondent à de véritables exigences de qualité, tant sur la forme pédagogique employée que sur le fond thématique abordé, et que le financement global de la formation soit revu pour une indemnisation plus juste des médecins et des organismes de formation. Il est par ailleurs important que la recertification reste assurée par la profession, via l’Ordre des Médecins ou le Collège de la Médecine Générale dans le cas des généralistes. »

Vers une formation plus pluriprofessionnelle et qui ne se limite pas aux compétences techniques

L’ANDPC (Agence Nationale de Développement Professionnel Continu), Groupement d’Intérêt Public constitué entre l’Etat et l’UNCAM, assure le pilotage du DPC en évaluant les formations et en garantissant leur qualité. Elle participe également, dans certains cas, à leur prise en charge financière. Récemment l’ANDPC a évoqué son désir de faire évoluer sa politique de formation vers plus de pluriprofessionnalité et de favoriser les formations tournées vers les compétences relationnelles.

« Nous nous réjouissons d’une telle annonce. Chez ReAGJIR, nous avons toujours promu un exercice pluriprofessionnel et valorisé, au-delà des seules compétences techniques, les compétences relationnelles indispensables dans notre métier. Que le DPC aille dans ce sens nous semble une très bonne nouvelle ! », explique le Dr. Yannick SCHMITT. « Pour nos Rencontres Nationales à Avignon les 7 et 8 décembre prochains, nous avons d’ailleurs décidé d’accentuer plus encore ces thématiques en proposant sur place des parcours à la fois pour les médecins mais également pour les autres professionnels de santé (infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes, pharmaciens), avec des ateliers pratiques et formations transversales, dont 4 DPC (vaccination, personnes âgées, patient fumeur, gestion d’une base de données). »

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com

ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire. Régulièrement les Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon sont l’occasion de rassembler en un même lieu tous les acteurs de santé pour un temps de réflexion, d’entraide (ateliers pratiques), de partage et de convivialité. La 6ème édition se tiendra les 7 et 8 décembre 2017 au Palais des Papes.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – communication@reagjir.com
Dr. Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – vicepresident@reagjir.com

Rémunération certificat de décès

Le formulaire Cerfa pour la rémunération du nouveau forfait est sorti !

Le montant du forfait est 100€.

Voici les règles :
– dans toute la France, établissement d’un certificat de décès au domicile ou dans un établissement médico-social ou dans le cadre d’une hospitalisation à domicile :
> tous les jours de 20h à 8h
> samedi, dimanche et jours fériés de 8h à 20h
> lundi qui précède un jour férié, vendredi et samedi qui suivent un jour férié de 8h à 20h

– dans les zones « sous-dotées » : quels que soient l’heure et le jour.

Formulaire Cerfa certificat de décès

Avantage Supplémentaire Maternité

Depuis le 29 octobre, est (enfin) entré en vigueur un congé m/paternité pour les médecins installés libéraux.

La fiche pratique pour tout comprendre ici : 171102 FP ReAGJIR ASM

Évidemment, du travail reste à faire, puisqu’il n’y a toujours aucune couverture sociale en cas de m/paternité pour les remplaçants.
ReAGJIR continue de se battre pour les jeunes médecins généralistes !

Tiers-payant généralisable

Paris, 23 octobre 2017. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a commandé un rapport à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) pour étudier le caractère généralisable du tiers-payant. Ce rapport vient d’être publié. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), analyse ses résultats.

A l’IGAS, rien de nouveau

Avant toute chose, revenons sur ce qu’est le tiers-payant : il consiste, pour le patient, à ne pas faire d’avance de frais à la fin d’une consultation et permet au professionnel de santé d’être payé directement par l’organisme d’Assurance Maladie du patient. Par l’article 83 de la Loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, le tiers-payant devait être étendu en deux temps à l’ensemble de la population suivie par des professionnels de santé exerçant en ville. En effet, cette mesure est déjà obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour tous les patients pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie[1] et les personnes souffrant d’une affection de longue durée (ALD). Le rapport de L’IGAS sorti ce jour révèle que 47,5% des actes effectués chez les généralistes sont déjà pratiqués par tiers-payant et si on se penche sur la maternité le chiffre s’élève à 72% et pour les patients atteints d’affection longue durée (ALD) à 78% ! A partir du 30 novembre, le tiers-payant devait devenir obligatoire pour tous les patients sans distinction (tout en restant cependant facultatif sur la part complémentaire). Mais la ministre de Santé Agnès Buzyn a suspendu cette mesure face aux protestations des professionnels de santé (arguant qu’il s’agirait d’une trop lourde charge administrative) et a alors mandaté l’IGAS pour trouver une solution technique afin que le tiers-payant ne représente pas de paperasserie supplémentaire alors même que les médecins ont besoin de retrouver du temps médical.

Le rapport qui vient de paraître est donc celui de la deuxième mission de l’IGAS sur la généralisation du tiers-payant, après un premier rapport en 2013. A l’époque déjà, la faisabilité du tiers-payant intégral avait soulevé nombre de freins à sa mise en place et des pistes d’amélioration à suivre. « A l’issue de cette première étude et de ses conclusions, ReAGJIR s’était positionné en faveur du tiers-payant intégral pourvu que les freins soient levés et la faisabilité réalisable. », rappelle le Dr. Yannick SCHMITT, Vice-président du syndicat. « Les mesures préconisées à l’époque par l’IGAS sont aujourd’hui en partie mises en œuvre », ajoute-il. Et logiquement, les conclusions de ce deuxième rapport sont les mêmes que le premier.

Agnès Buzyn ne s’est pas positionnée pour le tiers-payant généralisé mais sur son caractère généralisable, c’est-à-dire qu’elle est favorable à une mise en place la plus large possible mais sans donner le caractère obligatoire qui avait été annoncé. « Qu’il soit généralisable ou généralisé, la vraie question est la faisabilité du tiers-payant généralisé. Aujourd’hui il existe encore beaucoup de freins, surtout sur la part complémentaire. C’est ce qu’a acté la ministre. », explique Yannick SCHMITT.

Les freins à la mise en place du tiers-payant généralisé

« Concernant le régime obligatoire, une des promesses faites aux médecins qui mettraient en place le tiers-payant généralisé était de pouvoir consulter en temps réel les droits des assurés. Cela devait se faire au moyen de l’intégration d’une application dans les logiciels médicaux existants. Mais à ce jour la grande majorité des éditeurs de logiciels ne l’ont pas fait. Non seulement ils risquent de ne pas le faire tout de suite – et selon le rapport de l’IGAS, il faut compter plus de 18 mois pour le déploiement d’une nouvelle solution (de la phase de développement à la diffusion auprès de 75% des utilisateurs) – mais en plus cette nouvelle fonctionnalité sera facturée au médecin. », précise le Dr. Yannick SCHMITT, jugeant qu’il s’agit du frein principal à l’instauration du tiers-payant sur la part obligatoire pour les médecins qui y sont favorables. Actuellement, 35% des médecins sont équipés et pour la part complémentaire la problématique est la même en plus complexe car les interlocuteurs sont nombreux (plus de 500 organismes pratiquent une activité de complémentaire santé en France).

ReAGJIR est favorable à l’introduction d’un interlocuteur unique depuis la facturation jusqu’au paiement et cela fait justement partie des recommandations de l’IGAS. « Aujourd’hui, il est plutôt question de l’émission d’une seule facture avec deux paiements (la part obligatoire et la part complémentaire). Nous, jeunes généralistes, souhaitons pouvoir recevoir un même paiement afin de pouvoir suivre plus facilement les remboursements et de ne pas avoir à appeler des centaines d’organismes sur du temps que nous n’avons pas. », plaide Yannick SCHMITT. « Nous constatons sur le terrain que la non pratique du tiers-payant pose parfois problème en cas de second recours notamment. Quand nous envoyons certains patients chez des confrères qui ne pratiquent pas le tiers-payant, les patients choisissent parfois de ne pas y aller, anticipant une dépense importante. Dans une logique de lutte contre le renoncement aux soins, le tiers-payant nous semble être un très bon outil. Mais, le tiers-payant sera réellement utilisé s’il est facile à mettre en œuvre et qu’il fonctionne réellement de bout en bout. », conclut Yannick SCHMITT.

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[1] C’est-à-dire les femmes enceintes et les nourrissons (consultations de suivi).