Archives pour la catégorie Informations professionnelles

Parution de l’arrêté définissant les zones sous-dotées

Un affinement des critères salué par les jeunes généralistes, mais améliorable

Paris, 16 novembre 2017. Il était attendu depuis cet été : l’arrêté définissant les zones sous-dotées est paru au Journal Officiel hier, le 15 novembre. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), en explique l’intérêt et les limites.

Texte complet : 171116 CP ReAGJIR_Nouveau zonage

La fiche pratique de décodage est disponible pour nos adhérents (déjà envoyée par mail, mais disponible sur demande pour les nouveaux !).

Recertification périodique des médecins : Une idée à creuser selon les jeunes généralistes

171109 CP ReAGJIR_Recertification

Paris, 9 novembre 2017. En ce moment, la question de la recertification périodique divise les médecins. De quoi s’agit-il ? Qu’en pense la jeune génération de généralistes ? ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), fait le point.

La recertification périodique, qu’est-ce que c’est ?

Les médecins ont l’obligation déontologique de se former régulièrement. C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le DPC (Développement Professionnel Continu). Ce dispositif de formation réglementé dédié aux professionnels de santé, qui a pris la suite de la formation médicale continue (FMC), est effectif depuis janvier 2013 et a pour objectif d’améliorer la qualité et la sécurité des soins tout au long de l’exercice du professionnel de santé. Au moins une fois tous les trois ans, il doit participer à un programme de DPC et s’en justifier. Aucune sanction ne pénalise les professionnels qui manquent à leur obligation. Face à ce manque, début 2016 le sujet d’une recertification tous les 6 ans a refait son apparition au Conseil national de l’Ordre des médecins. Jeudi 19 octobre, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé au congrès national de cette institution qu’une mission était en cours de préparation pour pouvoir proposer un moyen de mettre en place la recertification périodique.

Avant la recertification, il faudra réformer la formation

Pour le syndicat ReAGJIR, avant d’envisager une telle proposition, les modalités qui président actuellement la formation médicale continue mériteraient d’être revues et corrigées (cf. document de propositions en ligne). Se tenir informé semble être un minimum pour chaque médecin : « Actuellement, les professionnels de santé ont une obligation triennale qu’ils ne respectent pas toujours. », rappelle le Dr. Yannick SCHMITT, Vice-président du syndicat. « Puisqu’il faut de toute façon suivre des formations pour être au fait des dernières avancées et pratiques, nous ne voyons pas en quoi cette recertification périodique devrait poser problème, à trois conditions : que tous les médecins aient accès aux formations (les remplaçants non thésés en sont par exemple exclus), que les formations proposées répondent à de véritables exigences de qualité, tant sur la forme pédagogique employée que sur le fond thématique abordé, et que le financement global de la formation soit revu pour une indemnisation plus juste des médecins et des organismes de formation. Il est par ailleurs important que la recertification reste assurée par la profession, via l’Ordre des Médecins ou le Collège de la Médecine Générale dans le cas des généralistes. »

Vers une formation plus pluriprofessionnelle et qui ne se limite pas aux compétences techniques

L’ANDPC (Agence Nationale de Développement Professionnel Continu), Groupement d’Intérêt Public constitué entre l’Etat et l’UNCAM, assure le pilotage du DPC en évaluant les formations et en garantissant leur qualité. Elle participe également, dans certains cas, à leur prise en charge financière. Récemment l’ANDPC a évoqué son désir de faire évoluer sa politique de formation vers plus de pluriprofessionnalité et de favoriser les formations tournées vers les compétences relationnelles.

« Nous nous réjouissons d’une telle annonce. Chez ReAGJIR, nous avons toujours promu un exercice pluriprofessionnel et valorisé, au-delà des seules compétences techniques, les compétences relationnelles indispensables dans notre métier. Que le DPC aille dans ce sens nous semble une très bonne nouvelle ! », explique le Dr. Yannick SCHMITT. « Pour nos Rencontres Nationales à Avignon les 7 et 8 décembre prochains, nous avons d’ailleurs décidé d’accentuer plus encore ces thématiques en proposant sur place des parcours à la fois pour les médecins mais également pour les autres professionnels de santé (infirmiers, kinésithérapeutes, sages-femmes, pharmaciens), avec des ateliers pratiques et formations transversales, dont 4 DPC (vaccination, personnes âgées, patient fumeur, gestion d’une base de données). »

A propos de ReAGJIR – www.reagjir.com

ReAGJIR est le Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants en France. Créé en janvier 2008, ce syndicat regroupe et représente les remplaçants en médecine générale, les médecins généralistes installés depuis moins de 5 ans et les chefs de clinique en médecine générale. Fédération de syndicats régionaux, la structure accompagne et défend l’exercice du métier par ces trois types de professionnels et milite pour la construction d’un système de santé à l’image des jeunes généralistes : innovant, collaboratif, humain et solidaire. Régulièrement les Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon sont l’occasion de rassembler en un même lieu tous les acteurs de santé pour un temps de réflexion, d’entraide (ateliers pratiques), de partage et de convivialité. La 6ème édition se tiendra les 7 et 8 décembre 2017 au Palais des Papes.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – communication@reagjir.com
Dr. Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – vicepresident@reagjir.com

Rémunération certificat de décès

Le formulaire Cerfa pour la rémunération du nouveau forfait est sorti !

Le montant du forfait est 100€.

Voici les règles :
– dans toute la France, établissement d’un certificat de décès au domicile ou dans un établissement médico-social ou dans le cadre d’une hospitalisation à domicile :
> tous les jours de 20h à 8h
> samedi, dimanche et jours fériés de 8h à 20h
> lundi qui précède un jour férié, vendredi et samedi qui suivent un jour férié de 8h à 20h

– dans les zones « sous-dotées » : quels que soient l’heure et le jour.

Formulaire Cerfa certificat de décès

Avantage Supplémentaire Maternité

Depuis le 29 octobre, est (enfin) entré en vigueur un congé m/paternité pour les médecins installés libéraux.

La fiche pratique pour tout comprendre ici : 171102 FP ReAGJIR ASM

Évidemment, du travail reste à faire, puisqu’il n’y a toujours aucune couverture sociale en cas de m/paternité pour les remplaçants.
ReAGJIR continue de se battre pour les jeunes médecins généralistes !

Tiers-payant généralisable

Paris, 23 octobre 2017. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a commandé un rapport à l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) pour étudier le caractère généralisable du tiers-payant. Ce rapport vient d’être publié. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), analyse ses résultats.

A l’IGAS, rien de nouveau

Avant toute chose, revenons sur ce qu’est le tiers-payant : il consiste, pour le patient, à ne pas faire d’avance de frais à la fin d’une consultation et permet au professionnel de santé d’être payé directement par l’organisme d’Assurance Maladie du patient. Par l’article 83 de la Loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, le tiers-payant devait être étendu en deux temps à l’ensemble de la population suivie par des professionnels de santé exerçant en ville. En effet, cette mesure est déjà obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour tous les patients pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie[1] et les personnes souffrant d’une affection de longue durée (ALD). Le rapport de L’IGAS sorti ce jour révèle que 47,5% des actes effectués chez les généralistes sont déjà pratiqués par tiers-payant et si on se penche sur la maternité le chiffre s’élève à 72% et pour les patients atteints d’affection longue durée (ALD) à 78% ! A partir du 30 novembre, le tiers-payant devait devenir obligatoire pour tous les patients sans distinction (tout en restant cependant facultatif sur la part complémentaire). Mais la ministre de Santé Agnès Buzyn a suspendu cette mesure face aux protestations des professionnels de santé (arguant qu’il s’agirait d’une trop lourde charge administrative) et a alors mandaté l’IGAS pour trouver une solution technique afin que le tiers-payant ne représente pas de paperasserie supplémentaire alors même que les médecins ont besoin de retrouver du temps médical.

Le rapport qui vient de paraître est donc celui de la deuxième mission de l’IGAS sur la généralisation du tiers-payant, après un premier rapport en 2013. A l’époque déjà, la faisabilité du tiers-payant intégral avait soulevé nombre de freins à sa mise en place et des pistes d’amélioration à suivre. « A l’issue de cette première étude et de ses conclusions, ReAGJIR s’était positionné en faveur du tiers-payant intégral pourvu que les freins soient levés et la faisabilité réalisable. », rappelle le Dr. Yannick SCHMITT, Vice-président du syndicat. « Les mesures préconisées à l’époque par l’IGAS sont aujourd’hui en partie mises en œuvre », ajoute-il. Et logiquement, les conclusions de ce deuxième rapport sont les mêmes que le premier.

Agnès Buzyn ne s’est pas positionnée pour le tiers-payant généralisé mais sur son caractère généralisable, c’est-à-dire qu’elle est favorable à une mise en place la plus large possible mais sans donner le caractère obligatoire qui avait été annoncé. « Qu’il soit généralisable ou généralisé, la vraie question est la faisabilité du tiers-payant généralisé. Aujourd’hui il existe encore beaucoup de freins, surtout sur la part complémentaire. C’est ce qu’a acté la ministre. », explique Yannick SCHMITT.

Les freins à la mise en place du tiers-payant généralisé

« Concernant le régime obligatoire, une des promesses faites aux médecins qui mettraient en place le tiers-payant généralisé était de pouvoir consulter en temps réel les droits des assurés. Cela devait se faire au moyen de l’intégration d’une application dans les logiciels médicaux existants. Mais à ce jour la grande majorité des éditeurs de logiciels ne l’ont pas fait. Non seulement ils risquent de ne pas le faire tout de suite – et selon le rapport de l’IGAS, il faut compter plus de 18 mois pour le déploiement d’une nouvelle solution (de la phase de développement à la diffusion auprès de 75% des utilisateurs) – mais en plus cette nouvelle fonctionnalité sera facturée au médecin. », précise le Dr. Yannick SCHMITT, jugeant qu’il s’agit du frein principal à l’instauration du tiers-payant sur la part obligatoire pour les médecins qui y sont favorables. Actuellement, 35% des médecins sont équipés et pour la part complémentaire la problématique est la même en plus complexe car les interlocuteurs sont nombreux (plus de 500 organismes pratiquent une activité de complémentaire santé en France).

ReAGJIR est favorable à l’introduction d’un interlocuteur unique depuis la facturation jusqu’au paiement et cela fait justement partie des recommandations de l’IGAS. « Aujourd’hui, il est plutôt question de l’émission d’une seule facture avec deux paiements (la part obligatoire et la part complémentaire). Nous, jeunes généralistes, souhaitons pouvoir recevoir un même paiement afin de pouvoir suivre plus facilement les remboursements et de ne pas avoir à appeler des centaines d’organismes sur du temps que nous n’avons pas. », plaide Yannick SCHMITT. « Nous constatons sur le terrain que la non pratique du tiers-payant pose parfois problème en cas de second recours notamment. Quand nous envoyons certains patients chez des confrères qui ne pratiquent pas le tiers-payant, les patients choisissent parfois de ne pas y aller, anticipant une dépense importante. Dans une logique de lutte contre le renoncement aux soins, le tiers-payant nous semble être un très bon outil. Mais, le tiers-payant sera réellement utilisé s’il est facile à mettre en œuvre et qu’il fonctionne réellement de bout en bout. », conclut Yannick SCHMITT.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – communication@reagjir.com
Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – vicepresident@reagjir.com

[1] C’est-à-dire les femmes enceintes et les nourrissons (consultations de suivi).

Déserts médicaux : le gouvernement livre son plan de lutte

Les jeunes généralistes donnent leur avis

Paris, le 13 octobre 2017. Comme annoncé mardi dernier, le gouvernement, à travers la voix de son Premier ministre Edouard Philippe, a présenté ce matin à Châlus, son plan de lutte contre les déserts médicaux. Cette visite en Haute-Vienne a été marquée par l’exposition de « dizaines de solutions » pensées par le gouvernement pour améliorer l’accès aux soins. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique) commente cette annonce.

Le remède du gouvernement : pas de solution miracle mais une pluralité de mesures incitatives

Aujourd’hui le Premier ministre, aux côtés de la ministre de la santé Agnès Buzyn, a présenté leur plan dédié à la lutte contre les déserts médicaux. L’accès aux soins fait couler beaucoup d’encre ; des millions de Français sont concernés par la désertification médicale de certaines régions et le gouvernement a bien compris qu’il n’existait pas une solution miracle mais bien une multitude de solutions qui se doivent d’être adaptées à chaque territoire.

Cette problématique avait été abordée par Emmanuel Macron dès sa campagne présidentielle, alors que le candidat avait déclaré vouloir doubler le nombre de maisons de santé d’ici 2022, projet confirmé ce matin par le Premier ministre qui a déclaré qu’un budget de 400 millions d’euros y serait alloué. En juillet dernier, Agnès Buzyn avait annoncé vouloir mener un plan de « grande ampleur ». Qu’en est-il aujourd’hui ? A Châlus, les contours de ce plan se sont dessinés, il s’appuiera sur de nombreux leviers en développant notamment 4 chantiers :

  • les aides à l’installation
  • l’exercice médical mixte,
  • le nombre de maisons de santé pluri-professionnelles,
  • la télémédecine.

« La ministre a eu à cœur de s’entourer de professionnels de santé, libéraux, hospitaliers mais aussi d’associations de maires pour travailler sur les besoins de chaque région. Cela révèle l’écoute et l’attention dont le gouvernement fait preuve sur ce dossier si central. », explique Yannick Schmitt, Vice-président de ReAGJIR. La ministre de la Santé a repéré une trentaine de mesures qui ont fait leurs preuves et touchent à tous les dispositifs existants. « Laisser aux territoires la liberté d’expérimenter des solutions et créer un fonds d’innovation dédié nous semble être une bonne décision. »

« Aucune mesure coercitive n’a été prise et nous nous en félicitons. Aujourd’hui nos politiques ont bien compris qu’avoir recours à la coercition était le meilleur moyen de faire fuir la jeune génération de l’exercice libéral et donc d’aggraver le problème plutôt que de le résoudre. En tant que médecins généralistes notre objectif est clair : que tous les Français aient accès rapidement à des soins de qualité. Les mesures exposées aujourd’hui nous semblent être opérationnelles pour diminuer les disparités entre territoires et le syndicat ReAGJIR espère que ces actions porteront rapidement leurs fruits. », conclut Yannick Schmitt. 

Des solutions adaptées aux besoins des territoires et évaluées

« Enfin le plan dédié à l’accès aux soins va s’adapter à chaque territoire et non l’inverse ! Chercher une solution ou un plan commun qui fonctionnerait sur toute la France était utopique. Il faut que les réponses apportées correspondent aux besoins locaux pour combler les attentes des professionnels de santé et de l’ensemble des Français. Reprendre des mesures qui ont fonctionné dans un contexte local le justifiant nous semble être une très belle idée. », félicite Yannick Schmitt.

L’Atlas du Conseil de l’Ordre de 2017 relate une baisse de 9,1% du nombre de médecins généralistes depuis 2007, et de 97 012 médecins généralistes en 2007, le nombre est tombé à 88 137 en 2017. Cette baisse affecte la quasi-totalité du territoire français (93 départements d’après l’Atlas du CNOM 2017). « En réalité la question n’est pas de lutter contre les déserts médicaux mais de permettre à tous d’avoir facilement accès à un médecin de premier recours. L’idée que chaque ville, que chaque village puisse avoir son médecin semble irréalisable mais cela ne veut pas dire qu’une évolution positive vers l’accès aux soins est impossible. Par contre il va falloir penser différemment : il s’agira de regroupements de professionnels dont l’activité médicale rayonnera sur un territoire, une communauté de communes par exemple. », explique Yannick Schmitt. Les médecins peuvent ainsi exercer en étant libéraux dans un regroupement de professionnels de santé ou dans une maison de santé, mais aussi être salariés en centre de santé. « Toutes ces formes d’exercice coordonné sont des solutions pertinentes et pérennes pour lutter contre les déserts médicaux. C’est dans cette diversité que chaque territoire fera un choix adapté. », précise Yannick Schmitt.

Cette nouvelle façon de concevoir l’accès aux soins est notamment portée par une aide à l’installation, et à l’augmentation significative du nombre de zones éligibles aux incitations financières qui passe de 7 % à 18 % du territoire. Le Premier ministre a aussi déclaré ce matin la création de 300 postes de médecins partagés entre médecine ambulatoire et hospitalière dans les zones en déficit d’offres de soins et ce dès 2018. Par contre, ReAGJIR regrette que cette mesure se soit concentrée sur l’exercice hospitalier en oubliant la majorité des généralistes pour qui la part d’activité salariée concerne les PMI, les structures médico-sociales, les maisons d’arrêts, etc. D’autres mesures comme la réouverture du numerus clausus ou la facilitation de l’exercice mixte permettront à un plus grand nombre de médecins d’exercer sous différentes formes. « Et le développement de stages ambulatoires familiarisera plus tôt les futurs médecins à la réalité du terrain, pouvant parfois déclencher des coups de cœur professionnels, tout comme le fera la facilitation du remplacement. » Dans certains cas, la télémédecine devrait permettre d’alléger la charge des médecins grâce aux téléconsultations et aux téléexpertises qui font gagner un temps précieux et permettent une collaboration entre professionnels de santé. « Une des priorités devra être de rendre du temps médical aux médecins, notamment par la délégation de certains actes, via des protocoles ou des pratiques avancées. », soutient Yannick Schmitt.

Un comité d’évaluation des dispositifs en place sera constitué pour analyser et mesurer le succès ou non de chacun d’eux.

« C’est une première ! Jusque-là, l’évaluation n’était pas promue. Or il est primordial de pouvoir évaluer l’efficacité d’un dispositif pour l’améliorer voire en changer si besoin. », explique Yannick Schmitt. « Nous nous félicitions par ailleurs que le travail de ce comité d’évaluation soit coordonné par trois délégués dont le Dr. Sophie Augros, Présidente, jusque-là, de notre syndicat. Elle connaît particulièrement bien le sujet et ses compétences sont unanimement reconnues », poursuit Yannick Schmitt. Sophie Augros se met de ce fait en réserve de ses fonctions à la présidence de ReAGJIR, et ce jusqu’au prochain conseil d’administration qui se tiendra à la suite des Rencontres Nationales de ReAGJIR à Avignon, les 7 et 8 décembre prochains.

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – communication@reagjir.com
Dr. Yannick SCHMITT | 06 81 66 46 93 – vicepresident@reagjir.com

Information lévothyroxine

Beaucoup d’encre a coulé sur le nouveau Lévothyrox…
Qu’en est-il réellement ? Que faire en cas d’effet indésirable ? Quelle spécialité prescrire ?

ReAGJIR a participé à une concertation entre représentants des professionnels de santé (médecins généralistes, endocrinologues, pharmaciens) et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé.

Vous trouverez ci-joint le document d’information à destination des professionnels de santé, et celui à destination des patients, sur.

Levothyroxine Information patients 02102017
Levothyroxine Information professionnels de santé 02102017

Les jeunes généralistes vous donnent rendez-vous !

170928 CP Rencontres Nationales ReAGJIR

Paris, 28 septembre 2017. Les 7 et 8 décembre prochains, se tiendront les Rencontres Nationales 2017 de ReAGJIR, au Palais des Papes à Avignon. ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), entend ainsi rassembler la jeune génération de médecins mais aussi les confrères plus expérimentés et d’autres professionnels de santé.

La 6ème édition des Rencontres Nationales à Avignon

« Placées sous les signes de la convivialité et de l’interprofessionnalité, les Rencontres sont l’occasion de rassembler les professionnels de santé, d’échanger et partager ses expériences et points de vue sur la médecine générale, de découvrir de nouvelles pratiques et idées, de se former, etc. Nous nous adressons principalement à la nouvelle génération de médecins, qu’elle soit installée, remplaçante ou universitaire, mais avons un désir d’ouverture à nos aînés généralistes et aux autres professionnels de santé de soins primaires avec lesquels nous travaillons quotidiennement (kinésithérapeutes, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, etc.). », explique le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR. « L’idée est de nourrir notre réflexion et notre exercice des échanges et du partage entre générations et entre professions de santé. »

Les participants aux Rencontres Nationales sont des acteurs de santé à la recherche d’une évolution des pratiques et du fonctionnement de la médecine générale (protection sociale, diversification de la rémunération, exercice mixte, etc.) allant dans le sens d’une meilleure qualité des soins délivrés aux patients pour une médecine humaine et solidaire. Le médecin désireux de s’installer pourra trouver des réponses à ses questions et un accompagnement, celui qui s’interroge sur ses droits également, ou encore celui qui veut se tenir informé concrètement des dernières actualités de la profession.

Demandez le programme !

Au programme de ces trois demi-journées, différents temps et formats : des ateliers syndicaux, des ateliers pratiques, des conférences plénières et débats, des échanges sur l’actualité, des moments de réflexion et de partage, des formations, des rencontres et des temps conviviaux.

Les ateliers, qu’ils soient syndicaux ou pratiques, permettent à chacun de réfléchir et poser ses questions simplement et librement. Dans un cas, il s’agit d’une réflexion autour des souhaits d’exercice, de rassembler des propositions et attentes concernant son métier. Dans l’autre, il s’agit de répondre aux questions plus pratiques (outils et informations utiles) pour approfondir ses connaissances et ainsi faire évoluer son exercice.

Les tables-rondes réunissent des experts et des décideurs locaux et nationaux sur différentes thématiques comme « Accès aux soins, renoncement aux soins » ou « Un quinquennat pour changer le système de santé ».

Les Rencontres Nationales de ReAGJIR c’est aussi l’occasion de bénéficier de formations homologuées DPC (indemnisées ANDPC), que ce soit pour apprendre les bases de l’entretien motivationnel, pour réfléchir en pluri-professionnalité aux prescriptions des sujets âgés, pour mieux utiliser son logiciel métier, ou pour discuter de l’évolution de la vaccination.

Via un forum dédié, les collectivités locales pourront prendre connaissance de solutions pour lutter contre la désertification médicale et des envies des médecins, ou encore rencontrer des professionnels de santé pour parler de leurs territoires.

« Les participants disposent de 4 orientations pour se former : une approche pluri-professionnelle, des thèmes médicaux, des sujets syndicaux ou un éclairage sur les conditions de l’exercice professionnel. Ainsi chacun peut composer son programme à affiner selon son profil ou projet. Nous nous réjouissons de proposer un programme riche et varié pour que tous puissent se former dans la diversité et espérons accueillir de nombreux participants les 7 et 8 décembre prochains au Palais des Papes à Avignon. », conclut le Dr. AUGROS.

Informations pratiques Rencontres Nationales de ReAGJIR
Jeudi 7 décembre 14h00 – 18h30
Vendredi 8 décembre 9h00 – 17h30
Centre international de Congrès du Palais des Papes
Place du Palais des Papes, 84000 AVIGNON
https://rencontres.reagjir.fr/2017/index.php

 

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – pauline.saintmartin.rp@gmail.com
Anne-Lise VILLET | 06 28 47 30 01 – annelise.villet.rp@gmail.com

Généralistes : un choix heureux pour l’ECN !

170615 CP ReAGJIR – Généraliste et heureux

Lieu commun : « Les jeunes médecins n’ont plus la vocation. »

Et si on pouvait être généraliste et heureux ?

Paris, le 15 juin 2017. A l’approche des ECN, Épreuves Classantes Nationales qui permettent aux étudiants en médecine de choisir leur spécialité et leur lieu d’exercice, qui se tiendront du 19 au 23 juin 2017, ReAGJIR, le syndicat qui rassemble et représente les jeunes médecins généralistes (remplaçants, jeunes installés et chefs de clinique), souhaite casser les clichés et lieux communs redondants sur une jeune génération qui n’aurait pas la vocation, ne serait pas disponible, ne voudrait pas s’installer, etc.

Être médecin généraliste, une vocation avant tout

Quelle que soit la spécialité choisie, les études de médecine sont longues et difficiles. En France, il faut au moins 9 ans d’études pour arriver en fin de cursus. Le Dr. Sophie AUGROS, Présidente de ReAGJIR, explique : « La plupart des médecins généralistes choisissent cette voie car ils ont envie de pratiquer cette médecine de premier recours et de suivre des patients, des familles toute leur vie. Certes, il faut s’accrocher pour réussir ses études mais, une fois que l’on a passé l’internat, un large choix d’installation s’offre à nous, laissant une grande liberté pour mener la vie que l’on souhaite : libéral en cabinet seul ou à plusieurs, libéral en maison ou pôle de santé, salarié en centre de santé, avec un exercice mixte libéral-salarié… Avec les besoins de santé des Français aujourd’hui et une population vieillissante, les possibilités sont très nombreuses. D’autant que les 5 années à venir vont être plus difficiles avec un nombre de généralistes en baisse. »

Le CNOM a réalisé une enquête publiée en 2016 (dans son Atlas de la démographie médicale), menée auprès de 2732 étudiants de 2e et 3e cycle, qui révèle que 66 % des étudiants interrogés ont opté pour la médecine générale après avoir effectué un stage dans cette spécialité en 2e cycle, et ces jeunes médecins souhaitent, à terme, exercer en libéral pour 58 % d’entre eux. Parmi tous les répondants, 60 % ont choisi d’exercer la médecine générale. Massivement, le stage a donné envie de faire médecine générale et plus spécifiquement pour les 3e cycle et les fins de cursus (84 %). Il est alors étonnant de constater le manque de généralistes sur le terrain, une des rares spécialités en baisse (-8,4 % depuis 2007).

La médecine générale, une filière mal connue

« Le gros problème de la médecine générale, c’est que les étudiants la connaissaient mal avant d’être sur le terrain une fois qu’ils ont choisi cette filière. Aujourd’hui, une fois spécialisés dans cette voie, ils doivent effectuer un seul stage de 6 mois en dehors de l’hôpital sur leurs 3 années de formation. C’est trop peu ! Comment pouvaient-ils appréhender leur futur métier ainsi ? », détaille le Dr. Sophie AUGROS. « Heureusement, la maquette du futur DES de Médecine Générale parue au JO du 28 avril 2017 change cela avec 4 stages réalisés chez le praticien : 1 semestre dans la phase socle et 3 dans la phase d’apprentissage (stage en santé de la femme, stage en santé de l’enfant, stage en soins premiers en autonomie supervisé (SASPAS ou stage chez le praticien de 2e niveau)). Un grand pas en avant pour la médecine générale. »

La filière médecine générale est une voie d’épanouissement professionnel comme les autres, où il reste cependant quelques points perfectibles que ReAGJIR souhaite faire connaître aux plus hauts niveaux :
• sensibiliser plus tôt et plus régulièrement les étudiants en médecine aux réalités du terrain en augmentant le nombre de stages obligatoires en ambulatoire lors de leur formation,
• augmenter le nombre de terrains de stages et d’enseignants en médecine générale (maîtres de stage, chefs de clinique, maîtres de conférences ou professeurs des universités),
• reconnaître véritablement la médecine générale comme une spécialité à part entière (c’est officiellement le cas depuis 10 ans) en promouvant cette filière, et en la faisant mieux connaître dans les amphithéâtres dès les premières années de médecine et auprès du grand public,
• favoriser la diversité d’origine des étudiants…

Des généralistes heureux, ça existe !

« Nous en avions marre d’entendre les gens critiquer les médecins, parfois même les médecins entre eux : les vieux contre les jeunes, les spécialistes contre les généralistes… Nous sommes tous confrères et faisons nos choix, que chacun se doit de respecter. », clame le Dr. Sophie AUGROS. « Et avec des lieux communs à tout-va, comment un étudiant en médecine pourrait-il se décider à choisir médecine générale, ou après à s’installer ? » ReAGJIR a alors créé un blog où de jeunes généralistes peuvent s’exprimer librement, partager des expériences professionnelles et peut-être ainsi rassurer les jeunes générations qui arrivent : https://jesuisjeunegeneraliste.reagjir.fr/

« Les jeunes médecins généralistes continuent de s’installer car ils aiment leur métier et qu’ils veulent soigner les gens, prendre soin de leurs patients ! Je travaille avec 4 confrères plus âgés qui partagent la même vision de la médecine que moi, c’est à dire que l’on soigne des personnes de tous les âges, de toutes confessions, de tous milieux sociaux… On essaie de les voir dans leur globalité et de faire au mieux, de les accompagner au cours de leur vie avec leur famille. C’EST ÇA ÊTRE MÉDECIN GÉNÉRALISTE !! », témoigne le Dr V.F. sur le blog.

« Je suis le premier à dire que [l’installation en libéral] pourrait être plus simple, mais quand l’objectif final est d’exercer la médecine générale telle que je l’entends, ça ne me paraît pas la mer à boire. Être son propre « patron » en libéral, c’est tout de même ÇA le point positif ! Ce sont également les possibilités d’évolution qui me séduisent : définir un projet de santé en commun avec mes associés, voir un pôle de santé un jour pour pouvoir évaluer notre impact en termes de santé de population. Je trouve que la prévention doit être le cœur de notre métier et pour ça il faut prendre un peu de recul. J’ai décidé de prendre ce recul dans mon exercice avec une plage horaire d’une demi-journée par semaine (mercredi matin) sans voir de patients et des réunions avec mes associés régulièrement. Ce recul, c’est aussi ne pas passer 80 heures par semaine au boulot et garder une vie personnelle épanouie […] ! Je m’engage de manière réfléchie et délibérée dans ma première installation : quel challenge ! Quelle fierté ! Même si je n’ai que peu de recul sur cette installation, j’espère que vous aurez compris le message principal : c’est passionnant. Après mon parcours, je n’envisage pas de pratiquer la médecine générale autrement qu’en libéral, au plus proche des patients, comme médecin de famille. », raconte le Dr. C.D. sur jesuisjeunegeneraliste.reagjir.fr.

« Les étudiants qui passent les ECN dans quelques semaines doivent avant tout s’écouter quand ils verront leur classement. Nombre de confrères, très bien placés, ont choisi la médecine générale pour suivre des familles, des vies entières, parfois même en s’installant dans des zones déficitaires ! Et ils sont aujourd’hui heureux de leur exercice et ne regrettent pas leur choix. », conclut le Dr. Sophie AUGROS.

 

Contacts presse
Pauline SAINT-MARTIN | 06 83 00 57 40 – communication@reagjir.com
Dr. Sophie AUGROS, Présidente | 06 42 18 40 14 – president@reagjir.com